• Salut ma biche

    Voisin Zague 2

  • A common life 16

    Service militaire. J’aurais pu l’éviter mais j’étais bêtement persuadé par mon éducation que c’était un devoir et qu’il me manquerait quelque chose si je ne le faisais pas.

    Savez-vous qu’il y a des guerres légales et des guerres illégales. Ce sont en tous des innocents qui meurent, mais parfois c’est bien fait.

    Quand c’est légal. Na !


    Ca fait chaud au cœur de l’apprendre, n’est-ce pas ?
    J’ai donc été envoyé à Malines trois mois en instruction pour apprendre à manier un telex. Comme j’étais assez malingre et que j’avais subi cette opération délicate à l’oeil, j’ai été catalogué « P4 » ce qui veut dire que je ne faisais pas d’exercice lourd ni dangereux et je n’avais pas de corvée astreignante.
    Ensuite, j’ai été caserné à Verviers et je revenais souper tous les soirs à la maison. En somme c’était comme si j’avais travaillé. Sauf 1 ou 2 mois en Allemagne. Je n’ai aucun souvenir impérissable de cette époque à part quelques anecdotes musicales.

    Nous avions réussi à monter un petit groupe et grâce à ça, on avait quelques faveurs et du temps libre pour répéter. Le chanteur avait une voix très suave et chaude et chantait Elvis à merveille. L’autre guitariste, Daniel était un vrai marginal, fils de diplomate, détestant l’armée et tous ce qui tournait autour. Il n’aimait pas non plus se laver ou se changer et passait la moitié de son service au cachot pour indiscipline. Mais ça l’arrangeait très bien, il adorait dormir !
    J’avais eu l’idée saugrenue de le présenter à mon ami Jean, et il a fallu qu’il le mette à la porte pour en être quitte tant il s’incrustait. Il jouait très bien la guitare, faut au moins lui laisser ça.
    Après la quille, j’ai trouvé du boulot comme employé aux écritures chez un grossiste en matériel électrique. Très jeune, cela permettait aux patrons de me payer très peu. Ils étaient 2 frères. Un travaillait et l’autre buvait ! José, le travailleur était radin et chicaneur. Radin au point de ramasser des épingles ou des trombones dans le tas de balayage de la femme d’ouvrage.
    Une vieille jeune fille, Gaby, faisait la comptabilité, une autre, grosse et lesbienne elle, le courrier. Nous n’avions pas beaucoup de conversation. Parfois c’était la bagarre entre José et son frère, ou entre José et Gaston, un employé qui buvait aussi et qui piquait dans la caisse. Ca gueulait ferme et ils en arrivaient presque aux mains. Le bureau du boss était juste à côté du mien.

  • TormentaOrage

     

  • A common life 15

    Désiré était notre chanteur. Très intelligent, malicieux et fin aussi, on est vite devenu amis, mais après, son premier mariage et sa vie professionnelle nous ont éloignés quelques années, jusqu’à ce que j'apprenne qu’il était divorcé, s’était remarié et habitait une très jolie villa qu’il avait fait construire à Eupen, avec un immense terrain autour, entretenu avec soin. Il y avait aménagé un court de tennis grillagé, au sol en brique pillée et aux dimensions réglementaires.
    Dès que nous nous sommes revus, les contacts furent très réguliers. Souvent, pratiquement toutes les semaines, il m’appelait pour disputer une part de tennis qu’il gagnait toujours. Il était d’un niveau très supérieur au mien.
    S’il faisait bon, nous buvions l’apéro sur sa terrasse et très souvent je dînais là. C’était un fin gourmet et il adorait cuisiner. Sa femme, Heidi, était Allemande. Un couple assez bizarre qui fonctionnait d'une façon un peu « décalée ». Fortes personnalités tous les deux, avec une philosophie de la vie assez différente l’un de l’autre. Je n'ai jamais surpris un geste de tendresse, mais non plus de disputes. Ils avaient deux enfants, garçon et fille.
    Désiré avait «son » salon et Heidi, le sien. Ils ne partageaient pas les mêmes émissions TV, les mêmes repas, les mêmes loisirs. Interprètes « free lance » tous les deux, ils avaient des rentrées considérables. Assez souvent, Désiré m'engageait comme vidéoman (néologisme) pour filmer les dialogues qui s'
    échangeaintt lors des conférences d’Eurofer. Il m'engageait simplement parce que j'avais de bonnes notions de langues et j’arrivais à suivre les divers interlocuteurs. Le résultat était retransmis en direct dans une salle annexe où se trouvaient les experts (financiers et comptables en général)
    Cet organisme Eurofer réunissait les producteurs d’acier d’Europe en vue de régler les prix, les stratégies et les façons de contrer la concurrence asiatique et américaine qui pratiquaient le dumping à tours de bras. Tous les participants étaient de très gros pontes de la haute finance et ces réunions se tenaient la plupart du temps dans de grands hôtels à Bruxelles ou Paris.
    C’était enrichissant comme job car il fallait toujours, au départ d’une cabine, détecter les orateurs et régler la vidéo en fonction de ce critère principalement. Ces réunions où en tout cas ce qu’il en ressortait était secretes et un rapport de confiance était de rigueur.
    C’était très bien payé,sans doute pour cette raison de confidentialité. Chaque prestation était suivie d'un grand dîner. Les interprètes étaient en majorité des femmes. Anglaises et Allemandes surtout. Et toutes free lance.
    Malheureusement, l’histoire de Désiré et Heidi s’est terminée dramatiquement, mais j’y reviendrai plus tard. Revenons à 1963.


  • -En prenant un cachet...

    Comment ça ? T'as pas rasé ta moule ?
    Mais non, j'ai du " Paracétamol "
    Mort de rire

  • Le mythe de Sisyphe...

    On doit aller aux urnes.

     Plus confiance. De la particratie,Rien de concret.

    Le charisme se limite au noeud papillon ou au vin de bordeaux. Des affaires et pas qu'à Charleroi et pas que chez les roturiers.

    Des réfections d'autoroutes qui ont coûté un prix pour tenir 30 ans et s'effondrent lamentablement après 2 ans.

    Du clientélisme.

    Des gens qui s'écoutent parler.

    Des fils de ...

    De l'insécurité, de l'impunité. Des promesses. De l'autosatisfaction.


    ...Et l'amertume de citoyens comme moi devant ce gâchis permanent.

    Pauvre Belgique !
    Pour qui voter ?

    Qui sort du lot?

  •  Il y a longtemps

    Rallye Guzzi