• Euro-millions !

    C'est idiot ce que j'ai écrit hier. Tout le monde va etre persuadé  maintenant que c'est MOI.

    Va falloir pour ne pas attirer l'attention, que je renonce à tous ces signes extérieurs de richesse que j'ai décrits hier.  Retourner chercher mes croquettes chez Aldi (désolé Gonzague), mes vêtements chez Wibra. Ne plus me raser et refaire les poubelles.Et avec ça il pleut. Pfff... Qué misère !

  • Dernier jour de pauvre !

    Ben oui, ça fait bizarre. Savoir que demain, que dis-je, ce soir, on va gagner l'euro-million, ça vous change un homme.

    J'ai évidemment des tas de projets pour dépenser 130 millions d'euros. A commencer par changer les balais d'essuie-glaces et les tapis de sol de ma Ford Fiesta. C'est un mal nécessaire. Et aussi les lames de mon rasoir électrique.

    J'achèterai du Sheba pour mon chat à la place des produits blancs d'Aldi qu'il n'aime pas, et je commanderais tous les jours mes repas au CPAS...

    De l'engrais pour mes plantes toutes flétries et un cadre avec une cascade lumineuse bleu azur qu'on voit le fil qui descend à la prise.

    Et puis j'irais passer quelques jours au camping des flots bleus avec mes nouvelles baskets Nike et mon jogging brilliant bleu et blanc et je prendrais mon vélo dont j'aurais changé la sonnette et les pneux ballons.

    J'investirais aussi dans quelques intercommunales. Le rendement y est fantastique.

    P.S. : on l'organise soi-même, paraît-il. 

    Ah là là, soyons fous, soyons fous, plus qu'une fois dormir...

  • Expos Pioneer

    Pioneer

  • De Précisia à Pioneer

    En 1981, Précisia, mon employeur déposait le bilan après une grève menée par le personnel ouvrier pour des revendications salariales et soutenue sinon orchestrée par les dockers de Bruges ! 2 mois de siège de l’usine et tout était terminé, massacré. Le personnel employé avait pris la relève pour assembler les appareils, mais l’approvisionnement en composants ne pouvait suivre et forcément les rentrées financières non plus. Dommage. Le dernier fabricant Belge de téléviseurs d’une conception originale fermait ses portes. 225 personnes se retrouvaient au chômage. Un an après, les bâtiments étaient convertis en un vaste entrepôt de fromages ! Triste fin. Une autre petite société « Carad » a racheté le stock restant à assembler et j’y ai travaillé un an, mais avec des pieds de plomb. Heureusement, j’avais touché un beau préavis du fond de fermeture des entreprises et j’avais moi-même revendu un paquet de Tv achetés aux curateurs à un super prix.

    Je regrettais surtout la convivialité chez Précisia où j’étais libre dans l'organisation de mon boulot, sans abuser de cette liberté, que du contraire.

    En 1982, j’ai postulé chez « PIONEER » d’après une annonce dans le « Soir » . Convocation quelques semaines plus tard, interview en néerlandais et en anglais. C'était un jeudi. Le lendemain, coup de téléphone de ma femme chez un client à Wellin, j'étais engagé et je commençais dès que j'étais en ordre avec l'autre société. Ca n'a pas traîné. Le mardi suivant j'étais à Anvers.

    J’avais 37 ans et pas mal d’expérience. Ce fut un grand changement car j’entrais dans une multinationale de dimension mondiale et tout était à l’avenant, à commencer par le salaire.

    Quelque jours de training pour étudier le matos avec un collègue et sur la route quelques semaines
    avec ma vieille Opel « Ranger » avant de recevoir une VW Passat break blanche toute neuve.

    La marque "PIONEER" était réputée et appréciée, surtout des jeunes. Un autoradio PIONEER dans sa voiture était un must et le dernier modèle, le KEX 73 coûtait 24.000 FB, sans ampli ni haut-parleurs ! En 1982. C'était un objet de culte.

    Les jeunes mettaient parfois dans leur bagnole de la Hi fi pour plus de valeur que le prix d’acquisition du véhicule. Incroyable. Et je n’imaginais pas que certains détaillants puissent faire un tel chiffre d’affaires rien qu’avec du son! J’héritais de la province de Liège et du Grand Duché de Luxembourg, sauf 2/3 clients « direction » dont Makro. Par contre, Cora, autre chaîne d’hypermarchés me revenait. Et ce n’était pas des moindres. Plus tard, j’ai aussi fait Namur, Bruxelles et tous les Coras de Belgique.

    Cela faisait pas mal de kilomètres, surtout qu’on avait réunion à Beveren 3 ou 4 fois par mois. Plus les portes ouvertes, plus les cocktails, etc.

    L’ambiance était bonne. La société ne regardait pas à la dépense et les gueuletons étaient fréquents. Le bedon arrivait à grands pas. Nous étions dans de tous nouveaux bâtiments  avec cafétéria, aire de repos arborée et mobilier ultramoderne. Il y avait une vingtaine de Japonais. Dont le big boss. Mais ils ne se mêlaient pas au personnel Européen, ils faisaient même venir leur propre riz, thé et autres spécialités asiatiques. Lors du gala de fin d’année seulement, leurs femmes étaient invitées. Cela se faisait en grande pompe dans un hôtel d’Anvers, avec orchestre, buffets variés et boisson à volonté.

    Avec le recul, je me rends compte que tous ces gens, patrons, employés et secrétaires n’avaient pas de limite de consommation  lorsqu’il y avait une fête. Il n’y avait aucune restriction. Si vous aviez envie de boire 6 whiskies avant le repas, rien ni personne ne vous en empêchait, car tout le monde était susceptible de le faire ou de l’avoir déjà fait. Cela ne tournait quand même pas à l'orgie car il était de bon ton de savoir "tenir" l'alcool. Mais j'en ai vu parfois des arrangés, dont mon chef direct. Souvent, je logeais sur place, au Holiday Inn et une fois ou deux, j’ai logé chez une secrétaire, mais je n’y dormais pas bien  : elle n’avait qu’un lit.
    Ah, souvenirs, souvenirs... 

  • La grande maison d'antan

    Photo 054

  • Les enfants s'ennuient le dimanche

    Les années passaient, les filles grandissaient et l’entente du couple se dégradait. C. était et est toujours excessive en tout et ça me lassait. Et ma nature est telle que plus elle en demandait, moins j’en donnais et plus je devenais indifférent. Les filles, adolescentes, se heurtaient souvent de front avec elle. Brigitte s’était mariée et avait déjà deux enfants. Christine avait convolé aussi, mais ça n’avait duré que 6 mois. Peu importe, elle a remis ça peu après et est toujours mariée, a deux enfants aussi. Marianne, en 1987 est partie pour travailler 2 mois en Espagne.

     Nous sommes en 2007 et elle y est toujours. Avec 6 enfants de deux pères Espagnols. Carine, plus jeune, s’est mariée la dernière et a 3 enfants.

    Toutes ces années dans cette grande maison ont passé tellement vite. Que de monde y a défilé. C’était « portes ouvertes » toute l’année et il y avait toujours un ou deux couverts de plus à table. Pensez-vous, j’en ai vu défiler des amies et après des galants. Parfois je me levais le dimanche matin pour constater que l’une ou l’autre avait dormi à la maison. Ah, ça ne manquait jamais d’ambiance.

    Quoique ! Si par hasard elles n’avaient pas de compagnie, il fallait aller quelque part, chez un tonton, une mamy ou autre. Mais à l’époque de « Visa pour le monde » à la télévision, je ne loupais pas une émission. Elles me tarabustaient : on s’ennuie, on s’ennuie. Et je leur chantais :

    Les enfants s’ennuient le dimancheu

    Le dimancheu les enfants s’ennuient…