• La générosité.

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  • Un an après.

    Ben voilà,  2007 va bientôt se terminer et mon objectif (matériel) est atteint: avoir vendu la maison 30 ans après l’avoir achetée, être recasé dans un bel appart. Au calme.
    Un an dans trois semaines. 

    C’était la meilleure chose à faire. Les gros travaux allaient devenir indispensables et la maison resterait toujours aussi grande, aussi haute, aussi difficile à chauffer. La preuve en est que je paie 1/4 de ce que je payais là en frais de chauffage  ! Et aussi les 24 fenêtres à entretenir et les 6 chambres inoccupées.

    Si je devais regretter quelque chose, c’est  le murmure de la Vesdre et le bruit de fond discret des trains qui rythmaient en été mon farniente dans ce jardin au petit goût Provençal où j’ai passé des heures et des jours à lire et à méditer, à ne rien faire comme les 5 poissons du petit étang, sinon les regarder évoluer langoureusement, un peu comme Alexandre le bienheureux. Et puis l’âme de cette maison, ses escaliers de hêtre qui craquaient, ses murs de 60 qui gardaient la fraîcheur en été et tous ces détails désuets qui lui donnaient tout son charme, comme le vieux  WC  du jardin qu'on appelait décemment "La réserve" avec son petit coeur taillé dans les planches de la porte.

    Beaucoup de beaux souvenirs aussi. Et les nombreux BBQ en famille ou entre amis.

    Mais la page est tournée. La famille s'est agrandie et les amis sont toujours mes amis.

    Inutile de se laisser aller à la mélancolie. Pensons à l’avenir. Et le positif l’emporte largement. J'arrive à assumer mon train de vie (hum hum) sans me serrer. Il est vrai que des tartines de sirop et des boulet-frites, ça ne grève pas trop le budget...

    Et puis, il y a toujours la perspective du Lotto… Ou d’une riche veuve généreuse ? Ca c'est l'objectif suivant, mais  c'est plus  difficile.  Ou carrément utopique ? (la riche héritière...   surtout généreuse, bien sûr) Vous aurez compris que je rigole, là. Quoi que ?

    Et en toile de fond, l’idée de racheter un petit bien pour moi, style maison de garde-barrière ou manoir somptueux. Cela dépend de l'héritière. Wait and see. Ou du Lotto...


  • Le gros débit de l'eau du lac

    L'eau jaillit encore

  • Ecrire : un virus ?

           Je viens de terminer un livre de Harlan Coben : Dans les bois. Pas terrible. Touffu, peu crédible et rempli de clichés. Encore un auteur qui surfe sur la vague en vogue du polar en pôle et reproduit le schéma de ses premier succès.

            A mon avis, il y a deux manières principales d'écrire : pour faire du fric. Ce n'est pas honteux et ça n'engendre pas nécessairement la médiocrité. Nombre de bons auteurs à succès écrivent à la commande. Le danger est qu'ils peuvent devenir répétitifs et c'est souvent le cas dans le polar.

            Pour ceux qui laissent des chefs d'oeuvre impérissables, qu'ils soient connus ou non, poètes ou romanciers, écrire s'apparenterait plutôt à une maladie, un virus, une inflammation de l'esprit, voire un toc.

          Il n'y a pas de stéréotype de l'écrivain, ni de situation spéciale : vieux ou jeune, faible ou fort, dément ou sain d'esprit. La notoriété ne découle pas non plus d' un facteur quantitatif.

            James Joyce a écrit 3 romans. A. Fournier, 1 seul et Balzac 90 !  Kafka a écrit Le procès en un jour. Stendhal, la Chartreuse de Parme en 49 jours et Flaubert a mis 5 ans à peaufiner Madame Bovary. Milton, grand poète Américain était aveugle et Edgar Alan Poe est mort ivre et fou dans un caniveau à Baltimore. Il a fallu attendre 26 ans pour qu'un groupe d'enseignants lui fasse dresser une pierre tombale et que Mallarmé lui dédie un poème.

            J'aime fouiller pour connaître un peu de la vie de ces artistes qui me passionnent, avec qui je passe beaucoup de mon temps. Beaucoup d'écrivains sont morts jeunes, parfois très jeunes alors que les peintres vivent vieux en général.

            Il ne doit pas y avoir de rapport.

            Mais je ne suis ni peintre, ni écrivain. Juste lecteur et admirateur.
     

  • A common life - Nippon ni mauvais.

    La partie protocolaire terminée, on voyageait en touristes avec la visite organisée des sites traditionnels : copie de la Tour Eiffel à Tokyo, temples shintoïstes et bouddhistes, jardins zen bichonnés avec toujours l’idée que c’est un havre de paix ouvert à la méditation et au bien-être sensoriel. Et d’un autre côté, la sensation d’être dans un tout autre monde avec des valeurs et des coutumes vraiment différentes des nôtres. Et surtout cette impression de ne pouvoir déceler, comprendre cette mentalité, ces pensées. Et paradoxalement, au Japon, on pressent une existence très matérialiste et moderne, basée sur la surconsommation. Et le travail, le travail, le travail. Sait-on ici que la majorité des travailleurs Japonais n'ont qu'une semaine de congé par an. Le reste du temps est  consacré à l'entreprise.

    La dernière montre, le dernier PC, l’ultime jeu vidéo. Et le sempiternel costume-cravatte. Semaine, week-end, jours de fête. C’est l’uniforme national. Cheveux noirs brillants, bien peignés, avec la raie sur le côté. Soirées entre hommes dans les restaurants ou maisons de thé (plutôt de saké d’ailleurs) ou les quelques femmes que l’on croise sont soit étrangères, soit serveuses ou geishas dans les salons très chics.

    Et les patchenkos, immenses salles de machines à sous ou le bruit des billes qui tombent rythment la vie des zombies noctambules. Tactactac tactactac.

    Impression de confinement également. Gares bondées, passages pour piétons où une marée humaine s’avance sur un signe, telles des fourmis. Pousseurs gantés dans le métro où les portes s'ouvrent toujours à la même place du quai.fuji

    Sans cesse on se préoccupait de notre sort, soit par un coup de téléphone, soit par une présence, le soir notamment. Ce qui à mon avis arrangeait plus le sorteur que les « sortis ». Surtout que le coup des tentatives de dialogue de Ch. recommençaient …

    Pas de bronzage. D’abord, ce n’était pas le but et le printemps, similaire au nôtre en mai,
    faisait grise mine et tardait à montrer notre astre bienfaîteur.

  • PORNO CHIC OU PORNO CHOC ?

    Ben oui, comme pas mal de gens, j'ai regardé le reportage sur la pornographie à la RTBF. D'abord le débat préparatoire. On y trouvait un collectionneur de vidéos X, travaillant dans un sex-shop, une sexologue, une assistante sociale, un porno dépendant "repenti",  Juan d'Outremont qui éparpille des dessins erotiques un peu partout dans Bruxelles. Plus un couple de jeunes scouts. Et des acteurs et actrices "amateurs" Liégeois.

    On reste un peu sur sa faim car il n'y a pas vraiment eu débat. Tout le monde était plus ou moins d'accord pour dire que tant qu'on n'entrait pas dans la scato, l'uro ou la zoophilie, ben en quelque sorte, il n'y a pas de mal à se faire du bien, quoi.  Seul bémol, et là je suis entièrement d'accord, l'accès facile aux jeunes enfants qui peuvent être complètement déstabilisés par des images choquantes pour eux qui ne sont pas préparés, et pour cause. Il faut vraiment que les parents coupent l'accès à ces sites et surveillent leurs enfants.

    Et puis, passage du film " Le pornographe" qui suit les péripéties d'un réalisateur de films X Liègeois.  Qui s'occupe seul de tout, du casting à la livraison sur commande du produit fini. C'était génial car fait avec bonhommie, décontraction et cet esprit Liégeois si gouailleux.

    J'ai été ému par la justesse des propos aussi bien de Michel, le réalisateur que des acteurs, et principalement d'Aurore, petite jeune avec des airs de Vanessa Paradis. Manifestement Aurore n'est pas née du bon côté de la barrière et la vie ne lui a sur pas fait de cadeau. Mais elle s'exprime très bien, sans fausse pudeur, avec les mots justes. Elle n'a pas caché qu'elle venait de la prostitution mais paradoxalement et là elle est très digne, elle n'accepte pas de tourner tout. XXL lui, très franc, tourne parce qu'il aime la baise. Il n'est pas le seul. Corine aime ça aussi et aime les expériences. 

    Il y avait dans ce reportage une simplicité et une ambiance bon-enfant et des situations qui ne manquaient pas de piquant. Notamment cette scène ou Corine BCBG est à califourchon nue sur le corps d'une blonde et discute en attendant qu'on tourne du prix du collier qu'elle a au coup.70 € à Waaf alors que je l'ai payé 30 à Sraing. Hilarant. Ou cet autreATT1625611
    qui a oublié son nécessaire de toilette.

    Le film était très bien fait, sans vulgarité aucune ni voyeurisme. 

    Je ne suis pas un fana du porno. J'ai eu une vie sexuelle bien remplie. Ce reportage a dédramatisé un peu l'image qu'on peut se faire du porno... De là à en tourner moi, non. Ne poussons pas le bouchon ni autre non plus.

    Quoique...l'hospice en folie ou : Orgie dans le clan des cheveux violets !

    Ca serait pas rigolo ? 

  • Jardin Zen à Nara

    Japan