• A common life - Après le Japon

    Ce voyage sonnait le glas de notre mariage et de notre histoire d’amour. Après 13 ans de vie commune. Je ne vais pas polémiquer sur qui a fait quoi et qui est responsable et pourquoi. Je crois qu’on a chacun sa part de responsabilité. On a vécu une belle histoire, de beaux moments mais on ne se supportait plus et l’indifférence est pire que des scènes de crises.

    Un week-end, je suis parti à Paris chez ma cousine et quand je suis revenu, elle était partie. Envolée. Y a pu. Elle est revenue trois mois plus tard de sa propre initiative mais ça n’a duré qu’un mois. Un mois sans dire un mot autre que passe moi le sel, c’est cruel Elle n’a pas résisté. Je comprends, c’était invivable. Je suis donc resté dans la maison en rachetant ma part après divorce. Tout s’est fait dans le calme et sans heurts. Bibi, ma plus jeune avait déjà pris son indépendance. Bebelle et Coco restaient avec moi mais c’étaient de grandes jeunes filles.

    Et il fallait tout recommencer. J’ai beaucoup papillonné. Je n’étais pas prêt pour une nouvelle relation continue.

    J’ai décidé, l’été 89, d’aller dire bonjour à ma cousine de Montpellier, et de passer deux ou trois jours avec des clients Liègeois à Entraygues, en Provence. Une connaissance tenait là un hôtel  dont le restaurant était réputé. Réputation méritée, j’ai pu le constater. J’avais beaucoup d’affinité avec l’épouse du client qui était pleine de charme et cultivée. J’avais eu l’occasion de faire trois voyages d’affaires avec elle. En Thailande, au Mexique et en Afrique du Sud. Et nous étions très souvent ensemble, sauf la nuit, je tiens à préciser ! Lily, c’était son nom est décédée 2 ans plus tard d’un cancer généralisé, après des mois de souffrance. J’ai eu beaucoup de peine.

    Après Entraygues et ma cousine, j’avais l’adresse d’un autre ex-client émigré à Montpellier pour cause de faillite.

    Sans le prévenir de ma visite, je frappai donc à sa porte vers 15 heures et sa dame qui ne me connaissait ni d’Eve ni d’Adam ne me laissa pas entrer. Stany était au boulot et je me représentai le soir. Cette fois je fus bien reçu et même invité les deux jours suivants. C’était un week-end que nous passâmes à rire, boire et manger.

    Marie était jolie, et les enfants (3) étaient sympas. Stany avait déjà deux enfants en Belgique, en avait refait deux là à Marie qui en avait déjà un. Je les quittai avec la promesse d’y retourner.

    J'étais le bienvenu quand je voulais... 


  • Japon - Retour mouvementé.

    Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, ce voyage n’échappait pas à la règle. Retour en train Bullet une fois de plus sur Tokyo. De la gare, on prend un taxi jusqu’au terminal qui se trouve à 80 km des pistes que l’on rejoint par bus spécial de la Japan Airlines. Nous débarquons donc nos bagages du coffre, je paie le taximan, je chipote un peu parce qu’une courroie n’était pas bien fixée et nous rentrons dans l’aérogare.

              Après avoir un peu tourniqué pour nous orienter, je décide de vérifier les titres de transport... et immense coup d’adrénaline, je ne trouve plus ma petite serviette qui contenait non seulement les titres, mais tous mes papiers d’identité et les traveller-cheques qu’il me restait.

    J’avais malencontreusement posé la serviette sur le siège arrière pour vérifier cette fameuse courroie. Panique immédiate, énervement, engueulade avec mon épouse. Je vais tout expliquer au bureau de police du terminal ou un policier très stylé m’explique qu’ils vont faire une recherche et qu’on nous les ramènerait car il n’y a pas de voleurs au Japon.

    Si tant est qu’on ne les retrouvait pas aujourd’hui, nous serions hébergés jusque demain par l’état Nippon ! Tout cela ne réussissait pas à dissiper l’angoisse et même tout nu, je crois que j’aurais eu aussi chaud. De plus, les filles nous attendaient en Belgique. Mamy était restée toute  la semaine avec elles mais un pressentiment me disait que cela ne s’était pas trop bien passé.

    Environ une heure plus tard, le bus partait pour Narita avec tous les passagers de notre vol,… sauf nous.

    Il faut dire qu’il y avait 26.000 taxis à Tokyo et je savais que c’était une Mazda blanche. C'était tout comme indice !

    Et 20 minutes avant l’heure officielle du départ, Mon taxi est arrivé avec tout ce qui m’appartenait ! Il n’avait pas entendu l’appel de la centrale de suite car il avait pris son heure de table dans un estaminet, mais un confrère l’avait prévenu.

    Nous sommes remontés dedans et avec un motard devant, nous avons fait les 80 km à fond de train et débarqué au pied même de l’énorme 747 bourrés d’asiatiques qui se sont levés et nous ont applaudis. Je ne vous dis pas la gène, après les avoir retardés d’une grosse demi-heure ! Je pense d’ailleurs que c’est le seul pays où se genre de chose est possible.

    cherry
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    anniversaires034Hé oui, aujourd'hui, exactement un an que j'ai déménagé pour occuper l'appartement. Bilan : pas de regrets. Plus facile à chauffer, à entretenir. Environnement hyper calme. Plus de soucis pour le toit, la chaudière, les 11 pièces à entretenir, etc etc...

                                 Par contre, toujours pas sorti de l'imbroglio des fournisseurs d'électricité et de gaz.  Une société me réclame  250 € dont j'ai toutes les preuves de paiement. Pire,  ils me doivent 88€ de Notes de crédit.

    Une autre, qui m'a fourni juste un mois, me réclame 309€ ! Soit disant de frais de clôture alors que c'est elle qui a rompu mon contrat. Et ce qu'on vous promet par téléphone est presqu'aussitôt contredit par courrier. A devenir dingue. Enfin, on s'est sorti de pis que cela. Mais c'est tuant. Et on se souhaiterait parfois en possession d'un lance-flamme ou d'un bazzoka !   

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    Bois

  • A common life - Japon Ponpon

              Suite de la visite en TGV (Bullet Train ou SHINKENSEN chez eux) :Nagoya puis en train touristique sur Ago Bay et Toba bay, ses parcs à huîtres énormes et ses pêcheuses de perles (pour les touristes, maintenant). Toujours ce dépaysement typiquement asiatique, y compris dans les saveurs. Tout à fait différent de la nourriture chinoise que l’on mange souvent en Europe, encore que la cuisine des familles soit encore toute autre.161797679_4d5b1ecced

    Nous devons payer nos boissons lors de ce voyage. Normal. Mais le vin français est hors de prix, les autres vins ne sont pas terribles. Donc nous buvons de la bière locale qui est très bonne. A l’hôtel de Toba bay, nous sommes même conviés à nous présenter un soir à table à 20h, habillés en kimono traditionnel. Le kimono est taillé dans une seule pièce de tissu de 11 mètres de long sur 36 cm de large. Il est composé de 8 morceaux rectangulaires assemblés entre eux avec des coutures droites. Deux hôtesses viennent nous aider à les enfiler et nous fardent même.4307_02

                Et là, nous partageons un repas unique le long d’une énorme table basse, assis les jambes croisées sur des coussins à même le sol. Tout le monde connaît les sushis et les tempuras mais là, on sert une bonne dizaine de plats différents dont je vous épargnerai les noms. Beaucoup de poisson, de fruits de mer et de verdure. C’est délicieux. Les Sushi et sashimi sont servis avec de fines tranches de gingembre, une demi cuiller à café de wasabi et une coupelle de sauce de soja. Il y a aussi des Yakitori, brochettes de poulet recouvertes d'une sauce brune très épicée aussi.6401_03

    Je suis obligé de renouer avec les baguettes. Il n'y a pas de couverts et je serais le seul à en demander ! Mais ça se passe bien cette fois d'autant plus qu'on nous a affublés d'une espèce de grand bavoir orné d'un homard géant.

    Le saké, chaud ou froid, coule à flots. Heureusement que nous sommes sur place. Le tout dans une ambiance très gaie, très bon enfant. Sur vingt personnes il y a deux Anglais, deux Néo-zélandais et 2 Belges (devinez qui) tous les autres sont asiatiques. Ce qui donne à Chr. une occasion rêvée de pratiquer à nouveau son franglais.

    Saké nom d'une pipe, va ! 

     

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    SAMOURAI.

  • Une date qui marque

           11 novembre 1918 - Fin de ce qu'on appelle encore "la grande guerre" qui n'a de grand que l'horreur et le chaos dans lesquels elle a poussé l'Europe pendant 5 ans.

            11 novembre 1907 - Naissance de mon père qui aura à souffrir de la faim pendant ce conflit, en Lorraine, tiraillé entre deux pays.

            11 novembre 1973 - Disparition de Marie-Jo, mon épouse et mère de mes trois filles.


           C'est bien sûr cette date que je retiens. Et la date anniversaire est toujours un jour spécial, où je ne sors pas, je médite et je me rappelle ces souvenirs, certains heureux, d'autres moins. Pas de visites, pas de téléphone, juste moi avec moi et Marie-Jo en toile de fond.Annecy banc blog

           

     

     

    Que se serait-il passé  si cette journée s'était déroulée comme les autres ? Pour mes enfants dont cette absence a pesé sur la vie entière ? Pour moi qui ai dû orienter ma vie tout autrement ?


           Il y a quelques années encore, j'aurais dit : seul Dieu pourrait me répondre. Mais voilà, devant le cortège de misères qui accablent le monde, devant les injustices flagrantes ou des populations entières meurent de faim ou de maladie dans le dénuement le plus total alors que d'autres nagent dans l'opulence sans partage, j'ai perdu la foi. Et quand je lis en plus que les vacances du pape ont coûté plus d'1 million d'euros...         Et il faut dire aussi que la science a détricoté maillon par maillon les légendes dont on nous a bourré le crâne depuis la petite enfance. Je parle des gens de ma génération.

            Je n'en respecte pas moins les croyances différentes pour autant qu'elles ne soient ni fanatiques, ni intégristes.