• Après 15 jours.

    Quiinze jours exactement que j'ai quitté Stembert. Il est 14H30,il y a 24°9 à l'ombre. C'est l'été Indien. Assis devant la maison sur la petite terrasse, face aux 3 grands tilleuls de l'autre côté de la petite route, je vais lire un peu après avoir écrit ces quelques mots. 

    Depuis ce matin, il est passé une dizaine de voitures maximum. C'est la norme. En semaine, quelques tracteurs agricoles en plus. Ce silence est éloquent.

    La majorité des caisses sont déballées et rangées et les chambres sont agencées. Je vais bientôt tapisser les 3 chambres à coucher, plus par goût que par nécessité. J'aime encore bien ce genre de boulot. Les pièces sont petites et faciles. Il me reste à choisir des couleurs chatoyantes et un éclairage ad hoc. Des petits rideaux à l'arrière et des stores " bateau" à l'avant.

    Mon gros chat Gonzague s'est très bien adapté à son nouvel environnement; Faut dire qu'à 9 ans, il lève un peu le pied question chasse (comme son maître  !) Il est assis tranquillement sur le seuil, à mes côtés.

    Face à moi, derrière les tilleuls et sous une légère brume, l'Hertogenwald (la grande forêt) revêt son habit d'automne, du jaune doré au pourpre en passant par toutes les nuances intermédiaires.

    Les seuls voisins un peu bruyants sont des chouettes qui nichent dans les combles de la grande maison à côté. Elles se mettent en chasse le soir et leurs cris sont assez caractéristiques.

    C'est exactement cela, assez lugubre dans le noir mais tellement typique !

    2 ou 3 fois j'ai distingué leurs grandes silhouettes, sortant ou entrant dans le grenier par le trou entouré d'un rond.

    Trou des chouettes.jpg